
Y a certaines choses qui resurgissent de je ne sais où, probablement d'un mélange de subconscient et autres ingrédients Freudiens.
Ce matin (vers 11h xd) je me réveille et une des premières choses qui me viennent a l'esprit c'étaient des paroles qui remontaient a un peu plus que 5 ans.
C'était le début de la guerre en Irak.
Mon prof d'arabe, sans doute bouleversé par l'incendie de la bibliothèque de Bagdad, s'est attaqué à Kofi Annan et à sa passivité en disant que finalement les singes resteraient toujours des singes (grouda pour être précis!).
A ce moment là, toute la classe s'est contenté de ricaner (et j'en faisais partie!).
Et voila que presque 6 ans après je me rends enfin compte de la connotation raciste de ses paroles.
Comment un prof s'est permis de dire de telles choses?
Comment ai-je pu rire avec mes camarades de telles conneries?
Et d'autres images suivirent...
La finale de la CAN 2004: des supporters à côté de moi injuriaient l'arbitre (ce qui est tout a fait ordinaire pour nous le public tunisien) mais qui ajoutaient le terme "ka7louch" dans leurs suites d'injures comme si le terme "ka7louch" était lui même une injure.
Y a aussi les étudiants étrangers (je parle de ceux originaires de l'Afrique noire) qui étudient dans les instituts privés à Tunis, et les enfants (pas tous non plus) qui passent à côté d'eux et qui ne peuvent pas s'empêcher de lancer des rires ou encore de les montrer du doigt en disant des méchancetés, et les passants (dont je fais parfois partie) qui ne font rien et qui même sourient parfois.
En fin de compte, nous les Tunisiens on n'est pas si parfaits que ça en matière de racisme.
Même si l'intention n'est pas toujours méchante, même si chacun de nous a forcément des amis "de couleur noire", même si on sait bien qu'on est humains avant tout, ceci ne légitime en aucun des cas le fait de dire des méchancetés des gens de couleur (aussi insignifiantes soient elles) ou encore de les regarder d'une telle façon qu'on a l'impression que la différence est bien plus qu'une différence de couleur.
Bref à méditer...
T.B.C
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